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Galactica (Battlestar Galactica ou Battlestar Galactica 1978) est une série télévisée américaine en un pilote (parfois présenté en trois parties) de 135 minutes et 21 épisodes de 45 minutes, créée par Glen A. Larson et diffusée entre le 17 septembre 1978 et le 29 avril 1979 sur le réseau ABC.

Larson avait imaginé au départ une mini-série de téléfilms de qualité cinématographique s’étalant sur sept heures de programme, mais les producteurs de l’époque en décidèrent autrement. Désirant exploiter l’engouement soudain du public pour la science-fiction. Ils optèrent pour un autre format : une série hebdomadaire. Ce qui causa un véritable chaos dans l’organisation du scénariste.  Les scriptes n’étant toujours pas finalisés au moment adéquat, la durée de chaque jour de tournage était très longue, allant de l’aurore jusqu’au soir suie aux différentes modifications de planning.


Tout cela, bien entendu, au grand dam de Glen A. Larson, qui voyait son histoire transformée en programme de série B. Heureusement, l’adversité fit que les comédiens, au lieu de laisser éclater leur colère, instaurèrent une fraternité entre eux, s’impliquant personnellement et restant soudés tout au long de la production. Néanmoins, ce sont le effets spéciaux qui pâtirent le plus de ces changements car leur préparation prenait bien évidemment plus de temps. La fabrication des modèles et leur animation par incrustation sur fond bleu, les tirs de laser et autres explosions et décors miniatures spécifiques étaient de nature à ralentir le rythme, c’est pourquoi le nombre d’épisode s se déroulent dans des décors naturels sans effets particuliers, hormis des plans repris en boucle d’un épisode à l’autre, voire souvent inversés dans une même séquence.


Cette baisse de qualité, les cases horaires maintes fois modifiées eurent raison des audiences, entraînant l’annulation de la série au bout de vingt-quatre épisodes. Ce qui n’empêcha pas les producteurs, toujours soucieux d’exploiter jusqu’à l’épuisement la franchise, de commettre un Galactica 1980, une série de dix épisodes insipides dans laquelle la flotte menée par le Commander Adama (sous les ordres d’un gamin dénommé « Docteur Zee » trouve enfin la Terre, après plus de trente ans (ou quarante ans selon certaines sources) d’errance dans le désert spatial et le vide scénaristique. Ce qui la qualité de la série originale a ici disparu au profit de personnages sans grand intérêt et de situation caricaturales, qui font vite regretter l’impuissance des Cylon à exterminer l’espèce humaine ! Dans cette farce intergalactique dont les épisodes se déroulent sur Terre, les « Z’héros » font tout ce qu’ils peuvent, soutenus par des effets spéciaux sonores dignes des merveilleuses productions signées des Musclés ! Ce n’est pas sans raisons que Galactica 1980 figure en tête du classement des séries les plus mauvaises de la télévision…

De 2004 a 2009, l’univers Galactica reviens sous diverses formes : plusieurs séries et téléfilms adaptés de la série originale par Ronald D. Moore, scénariste et producteur de certains épisodes de Star Trek : The next génération. Le commander Adama joué cette fois-ci par Edward James Olmos, doit faire face à des Cylons toujours aussi belliqueux et déterminés à exterminer la race humaine, mais aussi peuvent cette fois-ci prendre l’apparence d’hommes et de femmes, créant ainsi un climat de suspicion délétère chez les survivants. Mieux, des humains ne savent pas qu’ils sont des agents Cylons dormants. Outre la qualité des effets spéciaux de la direction artistique (qui reprend certains standards qui avaient fait le succès de la série originale) et de la distribution, il faut noter la transposition du personnage de Starbuck en personnage féminin extrêmement fort, interprété par Katee Sackoff, véritable garçon manqué qui joue, boit et fume ! Le Galactica des années soixante-dix n’a plus rien a voir avec cette production qui, certes, gagne en qualité scénaristique et en réalisme mais perd en exotisme et légèreté. En guise de souvenir, nous terminerons ce sujet par le commencement, et la voix du Commander Adama qui au début de chaque épisode original rappelait : « Et dans le silence intersidéral, la flotte des derniers survivants d’une civilisation perdue reprend sa longue quête, sa longue recherche de ses origines, une planète connue sous le nom de Terre. »

C’est au cinéma que les français découvrirent d’abord (et en Sensurround s’il vous plais !) Battlestar Galactica, intitulé Galactica, la bataille de l’espace. En réalité, le film est un remontage écourté de l’épisode pilote diffusé en trois partie (et donc suivi de vingt et un épisodes) à la télévision américaine le soir du 17 septembre 1978. En France, Galactica fut projeté sur grand écran dès le 17 Janvier 1979, pour n’être diffusé à la télévision qu’en 1981 sur TF1 dans l’émission Temps X. Deux autres « films » (évidemment des épisodes remontés) suivirent : Galactica, Les Cylons attaquent et Galactica, retour sur Terre.

  1. Galactica, la bataille de l'espace - 1re partie (Saga of a Star World)

  2. Galactica, la bataille de l'espace - 2e partie (Saga of a Star World)

  3. Galactica, la bataille de l'espace - 3e partie (Saga of a Star World)

  4. Les Tombes de Kobol - 1re partie (Lost Planet of the Gods - Part 1)

  5. Les Tombes de Kobol - 2e partie (Lost Planet of the Gods - Part 2)

  6. Les Combattants perdus (The Lost Warrior)

  7. La Patrouille lointaine (The Long Patrol)

  8. Le Canon de la montagne glacée - 1re partie (Gun On Ice Planet Zero - Part 1)

  9. Le Canon de la montagne glacée - 2e partie (Gun On Ice Planet Zero - Part 2)

  10. Les Guerriers victorieux (The Magnificent Warriors)

  11. Les Jeunes guerriers (The Young Lords)

  12. Les Cylons attaquent - 1re partie (The Living Legend - Part 1)

  13. Les Cylons attaquent - 2e partie (The Living Legend - Part 2)

  14. Des flammes dans le ciel (Fire in Space)

  15. La Guerre des Dieux - 1re partie (War of the Gods - Part 1)

  16. La Guerre des Dieux - 2e partie (War of the Gods - Part 2)

  17. La Voix du sang (The Man with Nine Lives)

  18. Meurtre dans l'espace (Murder on the Rising Star)

  19. Meilleurs vœux de la Terre - 1re partie (Greetings from Earth)

  20. Meilleurs vœux de la Terre - 2e partie (Greetings from Earth)

  21. L'Évasion (Baltar's Escape)

  22. Opération Terra (Experiment in Terra)

  23. Celestra (Take The Celestra)

  24. La Main de Dieu (The Hand of God)

  

  1. Voyage dans le temps - 1re partie (Galactica Discovers Earth - Part 1)

  2. Voyage dans le temps - 2e partie (Galactica Discovers Earth - Part 2)

  3. Voyage dans le temps - 3e partie (Galactica Discovers Earth - Part 3)

  4. Les Super Scouts - 1re partie (The Super Scouts - Part 1) - Premiers Contacts -1ère Partie (Titre sur DVD Universal Studio de 2008)

  5. Les Super Scouts - 2e partie (The Super Scouts - Part 2) - Premiers Contacts -2ème Partie (Titre sur DVD Universal Studio de 2008)

  6. Baseball (Spaceball)

  7. Les Cylons arrivent - 1re partie (The Night the Cylons Landed - Part 1)

  8. Les Cylons arrivent - 2e partie (So This Is New York - Part 2)

  9. Les Moissons de l'espace (The Space Croppers)

  10. Le Retour de Starbuck (The Return of Starbuck)

  

Détails des épisodes dans la fiche Battlestar Galactica 2000 - Prochainement

  1. Lorne Greene (VF : Jean Michaud) : commandant Adama

  2. Richard Hatch (VF : Yves-Marie Maurin, Bernard Murat pour le pilote en version cinéma) : capitaine Apollo

  3. Dirk Benedict (VF : José Luccioni) : lieutenant Starbuck

  4. Herbert Jefferson, Jr. (VF : Serge Sauvion, Med Hondo pour le Pilote en version cinéma) : lieutenant Boomer

  5. John Colicos (VF : Pierre Garin, Henry Djanik pour le Pilote en version cinéma) : comte Baltar

  6. Maren Jensen (VF : Claude Chantal) : lieutenant Athena

  7. Noah Hathaway : Boxey

  8. Laurette Spang (VF : Catherine Lafond) : Cassiopeia

  9. Anne Lockhart (VF : Annie Balestra) : Sheba

  10. Terry Carter (VF : Daniel Gall) : colonel Tigh

  11. Jonathan Harris (VF : Michel Gatineau) : Lucifer

  12. George Murdock (VF : Henry Djanik) : Dr Salik

  

Si l’on vous dit : « L’homme qui tombe à pic », « Espion modèle », « K2000 », « Magnum », « Automan », « Buck Rogers au 25ème siècle » … Tout bon amateur de séries télé vous répondra : Glen A. Larson. Le prolifique producteur de télévision, disparu à l’âge de 77 ans en 2014, était un artiste aux multiples talents, imaginatif et créatif, sachant composer avec toutes les sensibilités. Son legs télévisuel est inestimable pour un fan. Terra Reporter reviens sur l’une de ses plus importantes et plus incroyables productions, comptant parmi les séries de science-fiction les plus emblématiques de l’histoire de la télé : Battlestar Galactica, qui fête son 40e anniversaire.


Avant de devenir la célèbre série relatant les aventures du cuirassier stellaire Galactica que l’on connait et la France n’a gardé qu’une partie du titre original, Battlestar Galactica (B.S.G. pour faire court) tire ses origines d’un projet avorté, celui d’Adams Ark (l’Arche d’Adam), imaginé par Glen A. Larson. Une histoire qui retraçait la vie et les péripéties à travers l’espace des survivants d’une catastrophe ayant eu lieu sur Terre, planète qu’ils doivent fuir à bord d’un vaisseau spatial, qui devient leur seule chance de survie. Le concept avait de quoi séduire, mais la période à laquelle l’auteur décide de soumettre son script n’est pas propice à la science-fiction. Les séries comme La Planète des singes et l’Age de cristal, toutes deux adaptées des films et des romans éponymes, ne rencontrent pas le succès. Il est vrai que cette seconde moitié des années soixante-dix ne brille guère dans son optimisme ! Entre un premier choc pétrolier, le retour peu glorieux des soldats de la guerre du Vietnam et la prise de conscience écologique, les productions, qu’elles soient cinématographiques ou télévisuelles, sont toutes orientées vers le catastrophisme et un avenir des plus pessimistes (comme le montre l’Aventure du Poséidon, la Tour Infernale, 747 en péril, le Syndrome chinois, autant de films joyeux…)


Econduit dans sa démarche, Glen A. Larson va bientôt se retrouver en position de force, grâce à l’incroyable soudaineté du succès de Star Wars (La guerre des étoiles). Avec son film phénomène, George Lucas démontre que la science-fiction et non seulement une valeur sur laquelle on peut encore compter, mais qu’elle conserve également sa faculté à émerveiller le public.


Les producteurs des Studios Universal et ceux de la Network ABC, responsable de la télédiffusion, reviennent sur leur décision et demandent à Glen A. Larson de leur soumettre un nouveau script. Ce qu’il fait, en leur proposant « Saga of a Star Word », qui deviendra Battlestar Galactica, l’histoire des survivant des Douze Colonies, décimées par des robots belliqueux, qui fuient vers la planète-mère de l’espèce humaine, considérée comme la mythique treizième colonie : La Terre.


La planète bleu, considérée comme une terre promise dont parlent les anciens religieux vouant un culte aux dieux de Kobol… Nul besoin d’être messie pour comprendre que ce que raconte le producteur n’est autre que la transposition de l’exode juif qui dura 40 ans (soit le nombre d’années qui s’est écoulé depuis la diffusion de la série) ! En bon mormon qu’il est, Glen A. Larson est versé dans la religion, ce qui explique les nombreuses références bibliques glissées dans la série : Kobol a par exemple été nommée d’apres le nom « Kobob », un monde se trouvant à proximité du trône de Dieu dans le livre d’Abraham. Cela explique également les nombreux clin d’œil de la série à l’Egypte ancienne et à la Grèce antique, on les retrouve notamment dans le langage des Sages, à qui le Commander Adama (Adam, le premier homme) demande conseil, dans les noms des planètes (Aquarius, Virgon, Caprica…), dans les patronymes (Athéna, Apollo, Cain, Lucifer…), jusqu’aux caques des pilotes de chasseurs Viper (dont la forme rappel la coiffe des Pharaons) et que l’on doit au costumier français Jean-Pierre Dorléac.

Pour donner corps à son histoire, Glen A. Larson peut compter sur l’acteur Lorne Greene, figure paternelle par excellence depuis sont rôle dans la série western Bononza, et qui dans B.S.G. devient le Commander Adama, patriarche devenu une sorte de Moïse derrière lequel se réfugient les survivants. Il est aussi le père du Capitaine Apollo, pilote émérite (joué par Richard Hatch), et toujours accompagné de son ami, le flambeur et joli cœur Starbuck (l’acteur Dirk Benedict, qui joue le rôle de Fûté dans l’Agence tout risque). Galactica, c’est également une foultitude de personnages solidement campés, au nombre desquels se trouvent Baltar (merveilleux John Colicos), médiateur entre les deux civilisations et devenu le traite par qui le massacre des humains par les Cylons a été rendu possible. On y trouve également le grand comédien Ray Milland, en membre du Conseil des Douze, et Jane Seymour (la fameuse Docteur Michaela Quinn de la série éponyme) qui joue ici une journaliste dont Apollo tombera amoureux. Tous doivent faire face aux robots de l’Empire Cylon, tout de chrome vêtu et commandés par l’enigmatique Imperious Leader. Mais qui sont ces Cylons sachant chasser ? Dans l’histoire originale, ce sont des êtres cybernétiques créés par une race de lézards, dont on peu voir l’empereur trônant au centre d’une immense salle située dans une forteresse de guerre ennemie. Dans le reboot dans années 2000, les lézards ont disparu et les Cylons sont devenus des créations qui échappent aux hommes qui les ont inventées. Des années plus tard, ils reviennent se venger des mauvais traitements subis et massacrent l’espèce humaine des Douze Colonies. Les survivants rejoignent alors des navires de fortune et la flotte ainsi constituées (Rag Tag en V.O, qui signifie « disparate », « désordonné ») est défendue par le vaisseau amiral Galactica, assisté par d’autres cuirassiers aux noms évocateurs : Atlantia, Pegasus, etc., qui ne tarderont pas à sombrer sous le feu nourri de l’ennemi.


Le concept de Battlestar Galactica va bien au-delà d’une simple série et met en œuvre des moyens des moyens colossaux, surtout pour l’époque, où le numérique n’existait pas. Il avait été dit dans la presse que l’épisode pilote avait couté plus de trois millions de dollars (et un million pour chaque épisode !). Ce que l’on peut croire, si l’on juge par l’immense spectacle élaboré pour un programme de télévision ! Car en plus de la distribution, des costumes et des décors à la qualité cinématographique indéniable, dus aux talents de John Chilberg et Richard James (et dont les ordinateurs duret fournis par la société Tektronix qui assura les visuels informatiques d’avant-garde), ce sont bien les effets spéciaux qui accaparèrent les esprits en raison de leur complexité ! Larson s’adresse alors à John Dykstra, fraichement récompensé pour son travail sur Star Wars. Dykstra avait en effet mis au point la caméra révolutionnaire dirigée par un ordinateur qui avait permis à George Lucas de réaliser des séquences d’une virtuosité inouïe avec ses modèles miniatures.


Au sein de son studio informel, Dykstra réunit les artistes majeurs du moment, les illustrateurs Ralph McQuarrie et Joe Johnston (dont les illustrateurs servirent à vendre le concept de la série), le modéliste Steve Gawley et le superviseur des effets photographiques de miniatures Denis Muren. Ce qui vaudra à Glen A. Larson d’être convoqué devant les tribunaux pour plagiat.