Numero 01
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Bandit, cow-boys, aventuriers de tout poil… Entre canyons vertigineux et saloons malfamés, le Far West a laissé nombre d’archétypes qui ont inspiré le créateur de Lucky Luke.

Le long de la Cimarron River (Colorado) en 1898, des centaines de bovins, surveillés par les Cow-boys, paissent ici, près du ranch. Les bisons sauvages ne sont plus, alors, qu’un lointain souvenir. Ce sont les Espagnols qui, au XVIIe siècle, ont introduit en Amérique du Nord l’élevage en ranch des vaches Longhorn (reconnaissable à leurs longues cornes), progressivement remplacées au XIX’ siècle par les races Angus et Hereford. Ce commerce était particulièrement florissant : John W. Llif (1831-1878), surnommé « Le roi du bétail des plaines », fit fortune en créant le plus grand ranch du Colorado, qui comprenait plus de 35 000 bovins.

Les hommes cisaillent des barbelés près d’une ferme du Nebraska lors de la range war (la « guerre des frontières ») en 1884. Huit ans plus tôt l’entrepreneur John Warne Gates avait en effet bouleversé le monde de l’élevage en démontrant comment le bétail pouvait être retenu par ce nouveau type de clôture infranchissable. Bientôt, les fermiers délimitèrent leur territoire en installant du fil barbelé, déclenchant la fureur des propriétaires de ranch, qui, jusqu’ici, laissaient paître leurs vaches en liberté. Durant dix ans, vendettas et représailles firent des centaines de morts. L’état fédéral dut intervenir en mettant en place un système d’amendes et de peines pour les coupeurs de fils.

A bord de leurs chariots à bâche, ces pionniers prennent la route de l’Ouest pour y fonder une nouvelle colonie, à la fin du XIXe siècle. Afin de pouvoir s’assister mutuellement en cas d’attaque de hors-la-loi ou d’indiens, les trajets s’effectuaient en « caravane » (wagon rail), au départ d’Independence (Missouri) porte d’entrée vers l’ouest sauvage. A leur tête : un wagon master chargé d’assurer l’organisation et la sécurité. A raison de 16 km en moyenne par jour, le voyage à travers les Etats-Unis était long et pénible : pour atteindre la Californie ou l’Oregon, il fallait compter cinq, voire six mois.

Ce saloon, à l’air aussi rudimentaire que ses clients semblent patibulaires. L’évocation de ces établissements, où ‘on sert bière et whisky, est indissociable de la mythologie de l’Ouest sauvage, même si le western et la BD ont souvent pris quelques libertés avec la réalité : ces baraques sommaires disposaient très rarement d’une porte à double battant car elle n’offrait aucune protection. On estime que le premier saloon ouvrit ses portes en 1822 à la frontière du Wyoming et de l’Utah, afin d’accueillir les trappeurs durant les grandes années du commerce de fourrure.

« I’m a poor lonesome cowboy… » Héritier du vaquero mexicain, le cow-boy était changé de conduire le bétail dans le sud des Grandes Plaines lors des transhumances. Vers 1880, on en comptait seulement 40 000 sur une population de 60 millions d’Américains. Ils perdirent leur raison d’être lors du développement du chemin de fer à la fin du XIXe siècle, mais le mythe de l’homme courageux, incarnation des valeurs américaines et de l’aventure, demeure.

Des bâtisses construites en quelques jours, un saloon, trois ou quatre magasins… Cette ville des Grandes Plaines ressemble à des milliers d’autres, toutes apparues après l’Homestead Act voté en 1862, qui facilité l’octroi de titres de propriété aux fermiers et contribua à relancer la conquête de l’Ouest. A l’annonce d’un tracé de chemin de fer et de l’attribution de titres, des spéculateurs fonciers édifiaient à la hâte ces « villes du bétail » (Castle Towns) afin d’y proposer tous les services nécessaires aux éleveurs. Il faudra souvent attendre le tournant du siècle pour que la loi et l’ordre y soient respectés. Face à la recrudescence des outlaws (hors-la-loi), des établissements de prêts de dépôts apparurent dans les villes du Grand-Ouest afin que les gens honnêtes puissent y placer leur argent en confiance. La conquête de l’état de droit passa aussi par la Sécurité bancaire… A partir du National Bank Act de 1863, des « banques nationales », bénéficièrent de la garantie du Bureau de contrôle de la monnaie. La loi définissait aussi le niveau minimal de capital que devaient détenir les banques et la façon dont elles géraient leurs opérations de crédit.