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L’homme fréquente l’actuelle Normandie depuis un demi-million d’années. Le paysage d’alors ressemble à peu près à celui d’aujourd’hui : à l’ouest, le vieux massif armoricain apparu à l’ère primaire n’est plus qu’une succession de collines arrondies sillonnées de vallées, à l’est, le plateau de calcaire du pays Caux à l’ère tertiaire a repoussé la mer et il est, peu à peu, entaillé par un fleuve appelé ensuite la Seine. Pour l’heure, ce fleuve s’écoule dans une très grande vallée qui relie l’actuelle Angleterre à l’actuelle côte nord de la France.

- 500 000 ans avant

JESUS CHRIST

LA NORMANDIE | Arrivée d’Homo erectus et passage d’Homo heidelbergensis

Autour de 500 000 ans avant Jésus Christ, la température s’élève. Le gibier et les plantes apprécient. Homo erectus également. Infimes témoignages de son passage : quelques cailloux taillés dans le lit de l’Oison un affluent de la Seine.


Nous voici autour de – 400 000 : apparaît Homo heidelbergensis. Il maîtrise le feu, peut se défendre, s’éclairer la nuit et manger chaud. Il façonne les pierres, grossièrement certes, assez pour en faire des armes de chasse. On a retrouvé, de son passage, les os d’un bras daté de – 200 000, à Tourville-la-Rivière, en Seine-Maritime.

LA NORMANDIE | Et Néandertal vint...

Nous sommes autour de – 110 000. Bond gigantesque avec Neandertal. De lui, restent les dents découvertes à La Cotte de Saint-Brelade, à Jersey. En face, côté Cotentin, plage du Rozel, on suit les traces dans le sol d’un groupe d’adultes et d’enfants. On a mis au jour les aires sur lesquelles ils ont débité des animaux. Au menu : cerfs, aurochs, cheval. Avec des espèces d’enclumes de pierre, ils brisaient les os pour en extraire la moelle. Toujours au Rozel, on trouve des traces de feux alimentés avec du bois et des os.

  

LA NORMANDIE | Installation

Autour de – 12 000, un coup de chaud fait fondre les glaces. La température s’adoucit. La Normandie se fait bien plus accueillante.

LA NORMANDIE | Cro Magnon débarque

Ce nouveau est un Homo sapiens. Il pose ses sacs de peau, en particulier à Alizay dans l’Eure. On a retrouvé de très fines pointes de flèches en silex, des enclumes, des traces d’une hutte circulaire. On pense qu’il s’agissait de chasseurs d’aurochs. De cette époque datent deux trésors inestimables : la grotte de Gouy, dite « grotte du cheval », à 10 km de Rouen, et la grotte d’Orival, dite « grotte du renard », dans le méandre précédent de la Seine. A partir de -10 000, l’eau monte et remplit la vallée entre l’actuelle Angleterre et l’actuelle côte nord de la France.

LA NORMANDIE | Grotte de Gouy, un trésor discret

Le hasard, comme à Lascaux ! En 956, deux jeunes Normands découvrent une grotte dans la falaise de calcaire qui domine la Seine. Yves et Pierre Martin se fraient un passage, entrent dans une première salle décorée, puis une autre, puis une troisième… La galerie s’enfonce d’une douzaine de mètres. Sur les murs, 34 figures animales : des chevaux, un oiseau, des bovidés et d’autres espèces non identifiables, et de nombreux dessins de vulves de femme. Différence notable avec Lascaux : Les dessins sont gravés, sans couleurs.



Les autorités sont alertées. L‘abbé Breuil (1877-1961), le « pape » de la préhistoire, né à Mortain, dans la Manche, visite. Il confirme que les gravures datent bien du Magdalénien : entre 12 300 et 11 800 avant J2SUS Christ ? soit 5 000 à 6 000 après celles de Lascaux.



Inutile de se précipiter pour espérer voir ce chef-d’œuvre préhistorique : il est fermé à la visite.

LA NORMANDIE | Grotte d’Orival : Le rouge est mis

Elle est découverte e 976, authentifiée en 1978 par André Leroi-Gourhan, alors titulaire de la chaire de Préhistoire au Collège de France. Elle compte plusieurs salles. On y a découvert des bâtonnets rouges peints verticalement sur les parois et des formes très schématisées de sexes féminins entrelacés eux aussi peints en rouge, sur la voûte. Comme celle de Gouy, la grotte d’Orival est fermée.

LA NORMANDIE | Un long comblement

Ça chauffe. La glace fond. Autour de – 7 500, l’Atlantique s’avance. L’eau recouvre les basses terres au – delà des actuels ports de Cherbourg et Portsmouth. Un millénaire plus tard, elle baigne le cap Gris-Nez. Autour de – 5 500, la Manche est pleine. La future Angleterre est une île. Guernesey aussi, Jersey demeure accessible à pied sec. Les falaises du pays de Caux s’avancent plus loin en mer. En 5 000 ans, la mer à grimpé de plus de 80 mètres !

LA NORMANDIE | Quelle flore, quelle faune ?

Avec le réchauffement, la steppe recule vers le nord. Les forets de chênes et de noisetiers s’étendent. Les mammouths, rennes, chevaux s’éloignent. Les cerfs, chevreuils, sangliers, aurochs, ours bruns, blaireaux s’installent. Les hommes du Mésolithique (ou âge moyen de la pierre) se sédentarisent. Ils occupent toute la région, en particulier la côte, qui offre des coquillages et du poisson en toute saison. Et voici qu’ils se font éleveurs et agriculteurs.

LA NORMANDIE | Les Danubiens ou « petits méditerranéens graciles »

Ils s’en viennent (eux aussi de l’Est) autour de – 4 000, au Néolithique. Ils construisent des villages, domestiquent des animaux, cultivent la terre, exploitent des carrières de silex, se dotent d’outils agricoles (haches pour déboiser, pics pour défricher, faucilles pour couper…), fabriquent des récipients en céramique, confectionnent des tissus… Ils habitent la vallée de la Seine, le plateau du pays de Caux, la plaine de Caen.


Entre – 6 500 et – 4 500, ils lèvent des pierres en tout genre. Pas d’alignements comme à Carnac ni de monuments tels Stonehenge, en Angleterre, mais… des tumulus comme à Fontenay-le-Marmion, au sud de Caen, des allées couvertes comme à Bretteville-en-Saire et Rocheville, dans la Manche, à Passais-la-Conception, dans l’Orne. Et la plus remarquable à Dampmesnil, dans l’Eure, avec du décor gravé dans la pierre. Des allées sont également creusées dans le sol, à Bardouville, en Seine-Maritime, et au Vaudreuil, dans l’Eure. Dans ces sépultures, on a retrouvé des parures de coquillages percés et des perles de roches, des pendentifs en bois de cerf et en défense de sanglier. Plus beau souvenir de ce temps, les anneaux polis en serpentine, une pierre de couleur verte, découverte à Ecajeul, dans le Calvados.

LA NORMANDIE | Des métaux d'ici et d'ailleurs...

Nous voici en – 2 000. S’ouvre l’âge des métaux, avec le cuivre seul, tel ce poignard retrouvé à Bernières-sur-Mer, dans le Calvados, puis le bronze, alliage de cuivre et d’étain. Les métallurgistes, façonnent des outils et des ares (haches, pointes de lances, poignards et épées) ainsi que des bijoux (bracelets, bagues, anneaux). Mais question : il n’y a ni cuivre ni étain dans le sous-sol. D’où viennent ces métaux ? Du sud de l’actuelle Angleterre. On les rapporte en lingots ou sous forme d’objets déjà fabriqués. Cela exige des bateaux ou des grandes pirogues.


Autour de – 450, les métallurgistes travaillent le fer. Coup de chance, la région en possède, dans sa partie ouest, dans le vieux socle du Massif armoricain.

LA NORMANDIE | Prologue

L’homme fréquente l’actuelle Normandie depuis un demi-million d’années. Le paysage d’alors ressemble à peu près à celui d’aujourd’hui : à l’ouest, le vieux massif armoricain apparu à l’ère primaire n’est plus qu’une succession de collines arrondies sillonnées de vallées, à l’est, le plateau de calcaire du pays Caux à l’ère tertiaire a repoussé la mer et il est, peu à peu, entaillé par un fleuve appelé ensuite la Seine. Pour l’heure, ce fleuve s’écoule dans une très grande vallée qui relie l’actuelle Angleterre à l’actuelle côte nord de la France.


Seule grande différence : le climat. Les ères de glaciation et de réchauffement se succèdent. Selon les époques, la calotte glaciaire atteint le sud de l’actuelle Angleterre, mais jamais l’actuelle Normandie. Toutefois, ces variations changent la flore et la faune. Tantôt c’est une toundra plutôt hostile, tantôt une steppe plus accueillante. L’homme va et revient.


A cause de ces changements climatiques, il fallut des milliers d’années pour que les hommes s’installent vraiment. Ce sédentaire est un homme de Néandertal.


Il faut vraiment ouvrir l’œil pour apercevoir quelques traces des tout premiers habitants de la futur Normandie…